5 novembre 2018

Anecdote Infos sur France Inter :

Quand j’entends cet américain qui explique que le port d’armes n’est pas un problème…

… la preuve :

« Quand tu vas chez BricoDépôt acheter un marteau pour construire ta maison, tu peux aussi t’en servir comme d’une arme pour tuer ton voisin, mais t’es pas obligé… »

Sous entendu, c’est pas l’outil qui est important mais la destination de l’outil…

Jusque là c’est bon, je comprends.

C’est après que je suis perdue.

Quand il va à ArmesDépôt chercher son arme, il s’en sert comment pour construire sa maison ? 🤔

3 novembre 2018

À côté de moi, pour déjeuner, du grand art… :

Elle : Tu crois que tout est fait maison ?

Lui : Oui ben à la fois fait maison ça veut tout et rien dire…

Elle : Oui ben je me doute bien qu’elle a pas élevé son canard.

Elle : Tu m’as dit qu’t’avais du réseau… ?

Lui : J’avais.

Elle : T’as plu ?

Lui : Faut croire.

Lui : Tu peux m’envoyer mes photos ?

Elle : Juste les tiennes ?

Lui : Ben oui.

Elle : Égoïste.

(Accaparé par son téléphone, il doit être en train de peaufiner un reportage sur ses vacances à Annecy)

Elle : Je peux voir ?

Lui : Non.

Finalement, je ne sais pas si je ne préfère pas les gens qui dissertent sur la physique quantique même si je ne comprends rien.

2 novembre 2018

Anecdote d’un après midi post Halloween… :

À une dame qui insiste parce qu’elle voudrait bien que cet album jeunesse qu’elle regarde soit phosphorescent et qu’il lui apparaisse des tas d’images surprenantes dans la nuit par exemple des araignées ou des scorpions ou des vampires qui courent après des princesses dans la forêt et qui les attrapent et qui leur arrachent le coeur et les cheveux, les yeux, les oreilles, qui les mettent en pièce et un énoooooorme sanglier arrive en douce en se cachant derrière un arbre puis un autre et saute sur le vampire mais le vampire se retourne et le fend en deux avec sa tronçonneuse il allume ensuite un gigantesque brasier et…

Bon. Bref. Elle voudrait bien que le livre soit phosphorescent. Ça fait trois fois que je lui dis non. Elle insiste encore et elle me dit :

« Vous voulez pas vous enfermer dans votre placard et vérifier ? »

😤😤😤

🔪🔨🗡

💣💣💣

Faut que je lui dise comment que je suis pas Harry Potter et que je ne vis pas dans un placard ?!!!

8 Août 2018

Réflexion du soir, comprenne qui pourra… :

C’est difficile la littérature : 

Quand les écrivains s’inspirent de leur vie, on leur reproche la vulgarité de l’auto fiction. Et lorsqu’ils s’inspirent de la vie des autres, on leur reproche de ne pas avoir légitimité. 

Ne pourrait on pas simplement lire, sans essayer de savoir si oui ou non, Pierre Lemaitre a enfermé cette tarée d’Alex dans une cage dans la vraie vie ? 

Emilie ❤

4 Août 2018

L’histoire trop jolie que je vous ai racontée hier (la suite) :

Alors voilà. Pendant ma pause déjeuner, j’ai apporté les livres emballés dans le plus beau papier du monde sur lequel j’avais posé un tout petit rouleau pour le message qu’il avait souhaité ajouter.
Je suis rentrée dans la fameuse boutique de la jeune fille qui travaille pas loin.
Et je lui ai tendue le paquet.
Quand elle a compris, vous ne devinerez jamais quelle couleur a pris son visage… :

(Il y a des moments d’éternité pour lesquels je serais presque prête à finir ma vie sur une chaise électrique.
Presque.)

3 Août 2018

Aaaaaaaah !!!!

J’ai une histoire trop jolie à vous raconter !!!

Avant toute chose, et même si je l’ai déjà dit, écrit, pensé…, n’oubliez jamais que je ne sais pas garder un secret. Vous pouvez être sûrs que si j’étais responsable des bandeaux d’info à BFM TV, je raconterais tout ce que je sais. C’est comme ça, il faut que je partage. Et encore plus les histoires d’amour.

Et là, c’est une histoire d’amour justement.

Enfin je crois.

Vous jugerez…

Donc :

Il y a quelques jours, je reçois un mail un peu étrange. Il disait à peu près ceci :

« Je n’arrive pas à vous joindre. J’ai quelque chose d’un peu spécial à vous demander. Pouvez vous me rappeler. 06.86.00.. »

Bref.

Vous vous doutez bien que je ne rappelle pas.

Je me dis qu’il (c’était signé d’un prénom d’homme) va me demander si je peux en rentrant des Philippines, m’arrêter à Tanauan avant de reprendre l’avion à Manille.

Sans doute va t il ajouter qu’il faudra que je passe au « Meats and Match ». Là, un homme m’attendra mais il fera tellement sombre que je ne pourrai jamais le reconnaître sur le trombinoscope de la Police locale. Il me remettra une valise que je devrai rapporter en France enfin vous imaginez tout à fait l’histoire je suis bonne pour être condamnée à mort dans la seconde ces trucs là c’est toujours la dernière bonne idée à avoir.

Et de toute façon, comme je ne suis pas aux Philippines et encore moins en vacances, il n’y avait aucune raison que je le rappelle, il avait qu’à le rapporter tout seul son sac de sport blindé de cocaïne.

Lorsque, le lendemain du mail, je reçois un coup de fil du fameux 06.86.00…

Il y tenait à ce que je termine ma vie sur une chaise électrique.

Mais bon. Voilà. Je suis bien élevée. Je réponds.

Et c’est là qu’il me demande d’une voix très agréable (comme quoi, les truands sont toujours étonnants…) si je serais d’accord de commander des livres, de les emballer dans un joli paquet cadeau et d’apporter le paquet à une jeune fille qui travaille pas loin…

☺️…

Je vous avais dit que c’était une histoire d’amour…

Alors aujourd’hui, j’emballe les romans qu’il a choisi dans le plus beau papier cadeau du monde et toute émue à la tâche, je lui propose s’il le souhaite, d’ajouter un message.

Vous savez ce qu’il me répond ?… :

10 Juillet 2018

Si un jour je me réincarne, je voudrais que ce soit en footballeur. 

Tu meurs plusieurs fois en 90 minutes mais tu ressuscites illico. Suffit que ton adversaire se chope un carton.

20 juin 2018

Conseil d’ami :
Ne jamais se coucher en lisant qu’un couple de rats donne une descendance en 18 mois de un million d’individus. De rats, quoi…
Un million.
18 mois.

20 Juin 2018

Conseil d’ami :

Ne jamais se coucher en lisant qu’un couple de rats donne une descendance en 18 mois de un million d’individus. De rats, quoi…

Un million. 

18 mois.

16 Juin 2018

À la Buvette du Marché, j’ai vu des gens hurler pour le foot, s’emporter pour France-Nouvelle Zélande au Rugby. 

J’ai vu des gens commander un café et d’autres une planche saucisson/tomme de Savoie. 

À la Buvette du Marché, il y a ceux qui terminent la semaine avec un Spritz et d’autres qui préfèrent un Mojito avant de filer au Brise Glace voir Dominique A en concert. Cacahuètes for everyone. 

À la Buvette du Marché, j’en connais qui pleurent, lunettes noires et visage fermé parce que cette « histoire est terminée, terminée, comme ça, un texto pour me dire que c’est fini, un texto, pas un coup de fil, un texto, terminée. », comme si même à 50 ans on pouvait avoir rejoint sans autre forme de procès les moyens de communications des adolescents. 

À la Buvette du Marché, il y a ceux qui commandent des coupes de champagne et ceux qui cherchent leurs pièces roses pour réussir à payer un café. 

À la Buvette du Marché, on raconte que certaines, c’est à dire une + une, se sont mariées et ont choisi d’offrir ici le vin d’honneur. Un vin d’honneur. Un honneur. Célébrer ici un mariage de une avec une en est un. 

Parce qu’ici c’est possible.

Parce qu’ici, on est accueilli. 

Parce qu’ici, on est toujours accueilli. 

Ici on vous attend. 

Ici on vous écoute. 

Ici on est sourire et entrain. 

La Buvette du Marché est un lieu de vie.  

Elle en est témoin, cette femme millénaire qui regardait ce café animé depuis sa fenêtre d’en face. Elle n’était pas de la génération du Festival International du Film d’Animation. Son animation à elle c’était la Rue Sainte Claire et ce qu’il s’y passe. La Buvette du Marché et ce qu’il s’y raconte.

De la Rue Sainte Claire, elle avait l’âge. Son visage portait les stigmates des années qui se sont écoulées par centaines. 

Pour moi, le café est un rendez vous. Mon salon de lecture. C’est là où je réfléchis. Là où je prête l’oreille. Où j’écris quelques anecdotes. C’est aussi un monde que je garde en secret. 

Alors voilà. 

J’entends et je lis, ici et là, que la Rue Sainte Claire devient MickeyLand, que les terrasses dérangent, encore et toujours, que les touristes, bientôt tout comme à Venise, Barcelone, Amsterdam et Dubrovnik, ne sont pas les bienvenus. 

C’est difficile de vivre ensemble. 

Difficile d’habiter centre-ville-au-calme-de-la-campagne. 

Difficile de vivre dans une ville magnifique qui attire un monde dingue qui claque un pognon dingue et fait un bruit dingue (vous aimez ce qualificatif ??) lorsqu’on veut juste être tranquille chez soi.

Difficile de concilier l’inconciliable. 

Par exemple, moi, je voudrais La Buvette du Marché en bas de chez moi. Mais j’habite un bled, vous pouvez pas imaginer. Pas un café. Rien. Le soir, je n’entends que le ruisseau. Le matin, les oiseaux. À part ça, rien. J’ai fait une pétition. Appelé la Mairie. Organisé une manif. Seule. Avec ma banderole « EN PLUS D’UN RUISSEAU ET DES OISEAUX ON VEUT D’LA VIE ET UN BISTROT !! ». Comme y’a pas un chat dans ce village, personne m’a vu défiler, inutile de chercher dans le Dauphiné, y’avait pas un journaliste. Selon les organisateurs (moi), on était 20000 personnes, selon la police, ben…, y’a même pas de police. 

Ma grand mère m’a dit un jour « c’est comme ça, on peut pas tout avoir, faut faire des choix dans la vie ». 

Je pourrais prêter ma grand mère à ceux qui veulent être Dieu et régenter la vie et les gens. Mais je crois que ma grand mère mérite d’autres personnes que celles-ci.

Alors la ville, que les choses soient claires, elle est toujours mieux avec des gens, des commerces et des cafés. Sinon, ça s’appelle pas une ville. Même pas un bled. Ça s’appelle pas.

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